Communiqués de presse


Non, la société n'est pas prête à la PMA pour toutes !

publié le 27 juin 2019 à 14:00 par Contact AFC

Agnès Buzyn a commenté le 23 juin dans le JDD son projet de loi relatif à la bioéthique.

Elle prétend qu'il ne s'agit pas "d'une loi de combat mais d'un texte élaboré après une large consultation ", que " la société est prête", et que "l'ouverture de la PMA à toutes les femmes ne trahit aucune valeur éthique fondamentale".

A lire Madame Buzyn, on comprend que le gouvernement ne tient aucun compte de l'opposition massive révélée lors des Etats Généraux de la bioéthique. Il reste sourd aux avis du CCNE,  lequel révèle de larges désaccords en son sein et signale lui-même de très nombreux " points de butée ". 
Il  n'a pas plus écouté les mises en garde des juristes, des psychiatres et des spécialistes de la petite enfance. Il se moque de l'avis des nombreuses associations extrêmement préoccupées par le modèle de société qui se met en place.

Si la consultation a été large et étalée dans le temps c'est pour essouffler et diluer les oppositions. Ce n'est pas du tout  pour s'assurer, avec prudence,  que ces évolutions étaient bénéfiques pour notre pays.

Nous continuons à nous adresser au sens de la responsabilité du Gouvernement pour rappeler que :
-  L'extension de la PMA bouleversera l'établissement de la filiation en fondant celle-ci sur le désir des adultes
-  Elle privera délibérément un enfant d'un père pour répondre à la souffrance existentielle des femmes.
- "La médecine serait simplement convoquée pour satisfaire un droit individuel à l'enfant" (avis n°90 du CCNE).
- Elle ouvrira la porte à la marchandisation du corps humain induite par la pénurie de sperme, aux dérives eugéniques inhérentes à la sélection des donneurs et à la GPA, au nom de la même conception, erronée, de l'égalité

Les AFC redisent à Madame Buzyn toute leur détermination à s'opposer à ce projet, qui va une nouvelle fois fissurer la société française.

Elles lui demandent  d'assumer le " progressisme sociétal " du gouvernement, à visée clientéliste, d'avoir l'honnêteté de ne pas se prévaloir d'une consultation qui n'a été qu'une opération de communication et de porter la responsabilité d'un mouvement social d'ampleur dans les prochains mois. 

Projet de loi bioéthique : qui pense aux enfants ?

publié le 27 juin 2019 à 13:58 par Contact AFC

Edouard Philippe a annoncé le 12 juin, dans son discours de politique générale à l'Assemblée Nationale, la présentation d'un projet de loi de bioéthique fin juillet au Conseil des ministres pour une discussion fin septembre au Parlement. Ce projet de loi inclura la généralisation de la "PMA" aux femmes célibataires et aux couples de femmes.

Depuis l'ouverture des Etats Généraux de la bioéthique, les AFC ont dit leur totale désapprobation.

Ce projet priverait délibérément des enfants de père et serait la dernière marche avant la légalisation de la GPA.

Cette évolution changerait profondément le droit de la famille et de la filiation dans notre pays. Aujourd'hui, ce droit est fondé sur la référence biologique à la paternité et à la maternité. Demain, il pourrait être fondé sur le seul "projet parental" ou sur le désir - par essence mouvant - des adultes. Comment les enfants se construiront-ils psychiquement alors que leur état civil leur reconnaîtrait une prétendue "double filiation maternelle", par nature impossible ?

Ce projet ouvrirait aussi la voie à la commercialisation des produits du corps humain : le Conseil d'Etat chiffre à plusieurs centaines le nombre de donneurs de sperme manquant. La tentation pourrait devenir grande de rétribuer le "don" ou d'acheter du sperme dans les banques de sperme étrangères, notamment au Danemark. La sélection des "donneurs" induit, en outre, une démarche eugéniste.

Les AFC ont été reçues le 25 avril par Adrien Taquet, secrétaire d'Etat en charge de la protection de l'enfance auprès d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé et le 11 juin par la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet.

Elles leur ont redit leur très ferme opposition et les ont mis en garde contre les conséquences néfastes de ce projet qui porte les germes d'une nouvelle fracture sociale. Elles ont rappelé combien la loi sur le "Mariage pour tous" avait suscité de clivages et de rancœurs dans notre pays.

Elles se préparent à résister par tous les moyens, y compris par la manifestation, à cette transgression lourde de conséquences.

Nouvelle Présidente à la CNAFC

publié le 8 avr. 2019 à 07:03 par Contact AFC

Le Conseil d'Administration de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC) a élu, samedi 30 mars, Pascale Morinière présidente. Pascale Morinière succède à Jean-Marie Andrès qui a été lui-même président des AFC pendant 5 ans.

Pascale Morinière était vice-présidente de la CNAFC depuis 8 ans et responsable  du secteur Education. Médecin et mariée depuis 23 ans avec François, ils ont 3 enfants.

Le Conseil d'administration a également élu le bureau suivant :

Bertrand Lionel-Marie, secrétaire général
Marc Meyer, trésorier
Laurent Giry
Jean-Joseph Bodet
Marie Legrand

Ce nouveau bureau  continue, avec l’ensemble du Conseil d’administration et les 300 associations locales à porter avec vigueur la voix des familles, cellules de base de la société.

Conférence CNAFC : Quelle place pour les familles dans la société ?

publié le 8 avr. 2019 à 07:01 par Contact AFC

Retour sur la conférence lors de l'Assemblée Générale de la CNAFC "Quelle place pour les familles dans la société" (29 mars).

Pour la 4ème année consécutive, le taux de natalité a baissé. Bien que la fécondité en France soit la plus élevée d’Europe, l’indicateur est fatidiquement en dessous de 2 (1,87 enfants par femme en 2018).

« La dégradation de la politique familiale ces dernières années a-t-elle affecté les jeunes familles ? » « Alors que la France traverse une crise sociale, les familles catholiques et leurs valeurs ont-elles leur place dans le grand débat en cours ? »

Telles sont les questions que les AFC se sont posées. C’est pourquoi, nous avons commandé un sondage à l’institut d’étude d’opinion IFOP.

Les résultats ont été présentés vendredi 29 mars, la veille de notre Assemblée Générale annuelle, lors d’une conférence-débat. Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’IFOP, est intervenu au côté de Jean-Marie Andrès, président des AFC. Ils ont analysé en exclusivité les réponses des sondés*.

La soirée, animée par la journaliste Catherine Escrive, s’est poursuivi par un débat sur la place que tiennent les familles françaises dans notre société actuelle et sur les réalités qu’elles vivent face aux politiques familiales et économiques. La réflexion des deux intervenants s’est ensuite portée sur la place spécifique des familles catholiques.

Que retenir du sondage :

33 % des personnes affirment que la politique familiale actuelle les a amené à renoncer à avoir un enfant supplémentaire.
29 % des personnes affirment que cette même politique les a amené à différer une naissance
70 % des interrogés pensent que le mouvement des « Gilets Jaunes » exprime une aspiration à une augmentation du pouvoir d’achat et des conditions de vie, et 38 % citent cette aspiration en premier
64 % pensent que les valeurs que les catholiques prônent et pratiquent n’ont pas leur place dans le grand débat et ne sont pas une solution à la crise actuelle.

Ecoutez la conférence 🎧

Visionnez la conférence ►
Conférence place des familles dans la société

Lire les résultats du sondage (fichier PDF)


*L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1 016 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, entre le 26 et le 27 février 2019.

Grand débat national : exprimons nous !

publié le 5 mars 2019 à 14:08 par Contact AFC

Une occasion nous est offerte de réaffirmer avec force que la famille, quand elle est stable, est le meilleur remède à la désespérance. Utilisons donc tous les canaux disponibles pour nous exprimer.

Dans les réunions publiques organisées près de chez nous et sur le site du grand débat, jusqu'au 15 mars, demandons notamment, autour des 4 axes retenus :


-La reconnaissance de l'importance de la famille stable comme ciment de la cohésion de notre société
-La nécessité d'une politique familiale ambitieuse pour aider les familles et leur montrer la reconnaissance de la Nation pour leur mission éducative auprès de leurs enfants
-Une différenciation entre une politique sociale et une politique familiale
-La prise en compte des besoins des familles en matière de logement
-Une politique fiscale répartissant les impôts entre tous " en raison de leurs facultés " (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789) et donc prenant en compte les charges de famille
-La mise en place d'aides aux familles pour la garde de leurs jeunes enfants afin de favoriser la conciliation vie familiale / vie professionnelle en respectant le choix des familles
-La reconnaissance, dans la réforme des retraites, du service rendu à la société par les parents ayant élevé des enfants et spécialement une famille nombreuse, pour maintenir la population française et assurer l'équilibre des régimes de retraite
-Le maintien dans le temps d'une politique familiale ambitieuse et stable donnant confiance aux parents

Et, puisqu'aucun sujet n'est interdit, et dans la mesure où il s'agit de favoriser la stabilité de la famille, demandons à nouveau :


-La stabilité du droit de la famille permettant à chacun de connaître ses origines et l'application du principe de précaution avant d'adopter des législations de circonstances mettant en péril les repères familiaux
-un bilan des évolutions législatives sur l'avortement et la restauration du délai de réflexion
-La prise en compte de l'IVG comme d'un problème de santé publique et la nécessité de développer des études sur les facteurs de risque pour mettre en place une politique de prévention de ces facteurs (déscolarisation, sous information sexuelle, précarité affective et psychique, etc.)
-L'éducation des jeunes en matière affective, relationnelle et sexuelle en appliquant la loi de 2001 et, aussi, et la réflexion sur le sens de la vie de son début (notamment sur le développement de l'embryon) jusqu'à sa fin 
-La restauration du régime d'interdiction de principe pour la recherche sur l'embryon, assorti de dérogations
-La promotion d'un programme ambitieux pour le développement des soins palliatifs
-L'abrogation de la loi Taubira ayant ouvert le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, dont les conséquences prévisibles seraient la " fabrication " ou la marchandisation d'enfants privés de père ou de mère, avec les risques eugéniques associés
-La promotion des NaProTechnologies, en tant que méthode de restauration de la fertilité du couple et en tant qu'alternative, crédible, à la FIV (Fécondation in vitro) et, aussi, à la contraception artificielle.

Conférences de Véronique Lemoine Cordier et de Gaultier Bès le 31 janvier

publié le 5 mars 2019 à 14:02 par Contact AFC   [ mis à jour : 5 mars 2019 à 14:03 ]

Lors des Assises des Chantiers Education le 31 janvier 2019 ont eu lieu deux conférences que vous pouvez écouter ou voir en replay :

- Véronique Lemoine Cordier, psychologue et psychothérapeute MCAdS (association Mieux Connaître l'Angoisse de Séparation cofondée avec Bernadette Lemoine), a apporté son expertise sur l'éducation avec une conférence "Autorité et liberté : les défis de l'éducation".
Après une définition de la maturité affective, elle parle de l'autorité, de son évolution durant les dernières décennies et surtout comment l'exercer aujourd'hui à partir de deux outils psycho-éducatifs : l'éducation à la liberté et l'éducation à la frustration.


- Gaultier Bès, écrivain et journaliste, cofondateur de la revue Limite d'écologie intégrale, est intervenu sur la question de la famille et de la Création : "Vivre nos responsabilités, quelle liberté ?" en donnant trois pistes de réflexion : être parent est une exigence écologique ; la famille est par essence éco-logique ; l'éducation passe par rendre notre monde intelligible et donc aimable.





PMA : Un rapport de plus, toujours plus transgressif

publié le 24 janv. 2019 à 13:34 par Contact AFC

La mission d'information parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique a adopté son rapport le 15 janvier. Elle préconise notamment l'extension de la PMA et son remboursement par la Sécurité Sociale ! Elle va même encore plus loin, préconisant aussi l'autorisation de la PMA post-mortem, la conservation des ovocytes ou la création d'embryons transgéniques par exemple.

Sans surprise malheureusement, un rapport de plus dans la longue liste des rapports déjà rendus. Toujours plus transgressif et déstabilisateur des repères familiaux, des fondements de la bioéthique, du rôle de la médecine et des principes de la solidarité nationale, tels que définis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Depuis le lancement de la révision de la loi de bioéthique, les AFC alertent sur les risques inconsidérés que feraient courir ces évolutions à la société tout entière, pour satisfaire d'infimes minorités agissantes  des tenants  d'un prétendu progrès sans fraternité, l'air du temps, voire des intérêts financiers particuliers…

Le député Jean-Louis Touraine, rapporteur, se réjouit d'une proposition de "modification de la loi la plus importante depuis le début de la bioéthique dans notre pays". Grisé par l'ampleur des bouleversements qu'il préconise, il ne consent aucun effort pour assurer aux personnes une place centrale dans notre société, et accepte au contraire de les réduire encore davantage à de simples maillons de la chaîne de production et de consommation de la procréatique industrielle internationale, qui démontre une fois encore sa toute puissance face aux décideurs politiques.
Dans ce contexte, la notion même de bioéthique a-t-elle encore un sens ?!

Si les AFC s'opposent vigoureusement aux conclusions de ce rapport, elles dénoncent aussi une connivence des institutions officielles qui, si elles laissent s'exprimer des avis plus nuancés ou divergents, n'en tiennent aucun compte, et mettent à nouveau en question la valeur des débats et des consultations dans notre pays.

Au moment de la grave crise sociale que nous traversons, les AFC sont convaincues qu'il est dangereux de déchirer davantage la société française, déjà tellement fragilisée Les AFC continueront de s'opposer à ces transgressions et appelleront  à faire front contre de telles dérives .

* Les AFC ont été auditionnées à l'Assemblée Nationale le 2 octobre 2018 par la mission d'information sur la révision de la loi relative à la bioéthique : http://www.afc-france.org/societe/questions-de-societe/bioethique/3252-audition-des-afc-a-l-assemblee-nationale-le-2-octobre-

Les AFC s'engagent dans le grand débat

publié le 24 janv. 2019 à 13:33 par Contact AFC

La Lettre aux Français du Président de la République, diffusée dimanche 13 janvier, précise un peu mieux les contours du grand débat. Les AFC partagent l’urgence de travailler les 4 thèmes retenus par le Président : fiscalité et dépenses publiques, organisation de l’État, transition écologique, démocratie et citoyenneté.

Les AFC notent cependant, qu’une fois de plus, le renforcement des liens familiaux qui résoudrait pourtant de nombreux maux de notre société, n’est pas évoqué. Le pouvoir exécutif semble n’avoir aucune considération pour la famille, ni aucune volonté de soutenir une politique familiale forte, alors même que les chiffres éloquents publiés hier par l’INSEE continuent d’alarmer sur notre situation démographique.

Les AFC redisent leur conviction que les familles sont le ciment de notre société. En ignorant la famille dans les politiques publiques, c’est le premier lieu d’apprentissage de la sociabilité, du « vivre ensemble », qu’on affaiblit. En réduisant les personnes à un rôle d’individus producteurs et consommateurs, on passe à côté de la solidarité, de la gratuité, du souci de l’autre qu’on apprend en famille et qui humanise la société tout entière.

Les AFC participeront à ce grand débat. En tant que corps intermédiaires, par la voix de leurs 300 associations locales en Métropole et Outre-Mer. Mais aussi par la voix de leurs 30 000 familles adhérentes. Elles y rediront, avec force, la nécessité d’une politique familiale ambitieuse, pour soutenir les familles et leur témoigner la reconnaissance de la Nation. Elles rediront qu’une famille stable est le meilleur remède au mal-être, et un puissant facteur d’espérance.

 Elles rediront que quand la famille va bien, la France se porte mieux !

* Les AFC sont signataires de l’Appel pour un nouveau catholicisme social : http://www.lavie.fr/debats/idees/appel-pour-un-nouveau-catholicisme-social-09-01-2019-95634_679.php

Gilets jaunes : sortir de la violence

publié le 17 déc. 2018 à 05:32 par Contact AFC

L’actualité du mouvement des Gilets Jaunes vient nous rappeler avec gravité l’importance de l’écoute et du dialogue entre les différents acteurs de la société.

Comme en famille, l’incompréhension génère souvent la frustration de tous.

Plutôt que de donner une analyse des réalités à l’origine de ces incompréhensions, les AFC préfèrent rappeler avec force que l’écoute effective et mutuelle demeure un préalable à la paix sociale dont l’État est le garant mais à laquelle chacun doit aussi apporter sa contribution.

En effet, seul un constat exigeant et partagé de la réalité que vit la France et chaque Français, seule une description fidèle et explicite pour tous des origines profondes de cette réalité sont à même de susciter des politiques justes et adaptées.

En conséquence, les AFC invitent avec insistance chacun à prendre sa part de responsabilité vis-à-vis de l’autre et de notre communauté nationale. Il ne s’agit pas simplement de sortir d’une crise mais de faire face ensemble aux défis bien réels et profonds qui se dressent devant nous, et à contenir toute violence que rien ne saurait justifier.

Nous vous invitons tout particulièrement à lire l'appel de nos évêques du 11 décembre 2018 : Appel aux catholiques de France et à nos concitoyens afin de prolonger la réflexion en vue du bien commun.

"Chrétiens et bioéthique : porter nos convictions"

publié le 17 déc. 2018 à 05:25 par Contact AFC

A l’initiative de la Confédération nationale des AFC, une grande soirée de réflexion a été organisée le vendredi 16 novembre dernier à Paris pour mieux saisir notre place en tant que chrétiens dans les débats de bioéthique.

video conference bioethique 112018

Voir ou revoir la vidéo sur Youtube

Le père Laurent Stalla-Bourdillon, ancien aumônier des parlementaires et récemment nommé directeur du Service diocésain pour les Professionnels de l’Information (SPI) à Paris, et Jean-Louis Bavoux, diacre, médecin et délégué de l’archevêque de Paris auprès des établissements hospitaliers catholiques, y ont apporté leur éclairage sur la manière de s’engager et d’appréhender notre monde et les débats actuels.

Le Père Stalla-Bourdillon a ouvert la conférence en rappelant qu’aujourd’hui, il est convenu que l'homme abîme l'environnement et que cela inquiète. Mais qu’on dit – malheureusement – beaucoup moins que l'homme blesse l'homme et l'abîme. L'homme est sorti de l'univers qui l’habite : le cosmos. Cela a provoqué une crise écologique et une crise anthropologique. Le fil des échanges a ensuite mis en lumière que la responsabilité des chrétiens aujourd'hui est de montrer là où il y a de l'humain. Face au découragement qui peut guetter et à la tentation du « à quoi bon », les intervenants ont rappelé que ce qui a été semé dans les débats n'est pas perdu. Il ne faut donc pas céder au défaitisme. Notre mission de chrétien est de ne pas perdre le fil à notre monde tel qu'il est. Comment porter nos convictions ? En étant là où nous sommes, non pas en étant des moralisateurs, mais en aidant, les jeunes notamment, à vivre leur idéal, avec exigence. Notre temps est un temps béni, où nous devrions entrer en dialogue sans compromis mais avec bienveillance avec le monde dans lequel on est. Nous sommes appelés, en tant que chrétiens, à vivre pas toujours comme le monde, mais au milieu du monde. Il faut toujours poser un regard bienveillant sur le monde. Il faut désirer aller à la rencontre de l'autre. On peut se rebeller, lever les poings, mais on peut, on doit envisager une troisième voie : l'espérance chrétienne. Il s’agit de voir les autres et nous-mêmes en chemin. Comment agir ? « Si tu ne parles pas, les pierres crieront ». Il faut tisser des liens de confiance, être dans la société. Rester sans cautionner, mais rester.

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