13 janvier 2014 : Avortement : une solution unique ?

publié le 3 févr. 2014 à 06:40 par Contact AFC
La question de l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) revient dans les débats depuis quelques mois, au niveau national comme au niveau européen.

En France, le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, qui doit être prochainement discuté à l’Assemblée nationale, a fait l’objet d’amendements en commission qui modifient substantiellement le droit existant en inscrivant l’IVG comme un simple droit relevant d’un « souhait » et non plus un recours en cas de détresse. Dans le même temps, les députés européens vont débattre sur le rapport Estrela sur la santé et les « droits » sexuels et reproductifs qui, également au nom de l’égalité homme-femme, veut, entre autres, faire la promotion et ériger en norme l’accès à la contraception et aux services d'avortement sûr et légal.

Les AFC s’inquiètent de la banalisation de l’IVG dont ces textes se font l’écho, du nombre de campagnes publiques en la matière. Dans ce contexte, on évacue complètement le fait que l’avortement consiste à arrêter la vie d’un enfant à naître. De même, il n’est pas question des alternatives à l’IVG, qui sont pourtant une condition à la liberté de choix.

Par ailleurs, les AFC rappellent que le recours à l'avortement prend naissance en particulier dans des conceptions erronées de la sexualité : seule une véritable éducation affective, relationnelle et sexuelle est susceptible de faire régresser l'avortement et représente l’action efficace de prévention, pour autant qu’on ne l’aborde pas seulement sous un prisme hygiéniste et de consommation de l’autre, mais bien affectif et de relation.

Les AFC poursuivent leurs actions de terrain, notamment dans le domaine de l’éducation affective et sexuelle. Dans ce contexte également, les AFC voient une raison supplémentaire cette année de participer à la prochaine Marche pour la Vie qui aura lieu à Paris le 19 janvier prochain
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