22 janvier 2014 : IVG : et la liberté ?

publié le 3 févr. 2014 à 06:43 par Contact AFC
Hier, mardi 21 janvier, dans la nuit, l’Assemblée Nationale a voté la partie du projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes modifiant substantiellement la législation sur l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG), d’une part en faisant de cet acte un « droit » à part entière et non plus seulement « en cas de détresse », et d’autre part en étendant le champ d’application du délit d’entrave à l’accès à l’information.

Un tel texte accroît la banalisation de l’IVG, la solitude et la souffrance des femmes qui y sont confrontées et vient encore saper les nécessaires solidarités familiales, sociales qui devraient venir les entourer dans une telle situation. Il y a de plus lieu de s’inquiéter à propos de la liberté d’expression que le Gouvernement met, une nouvelle fois, à mal. 

Comment définir objectivement les contours de ce que le Gouvernement appelle une « entrave à l’information » ? A-t-il pris soin de consulter et d’entendre toutes les parties, à commencer par les femmes elles-mêmes, y compris celles qui ont avorté ? Comment comprendre le fait que, une fois de plus, sur un sujet important qui est loin de faire consensus et qui divise les Français, cette loi soit débattue de nuit ? De telles conditions de débat, déjà mises en œuvre pour faciliter l’approbation de la loi Taubira sur le mariage et l'adoption ou encore du texte sur la recherche sur l’embryon, suscitent des inquiétudes quant à la manière d’envisager la démocratie. 

Les AFC s’indignent de telles méthodes pour voter une loi qui fait un pas supplémentaire vers une société où rien n’est fait pour protéger les plus faibles d’entre nous que sont les enfants à naître et où les adultes considèrent la vie humaine de la génération suivante en fonction de leurs désirs.

Elles poursuivent sans relâche leurs actions de terrain, notamment dans le domaine de l’éducation relationnelle, affective et sexuelle.
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