27 mars 2013 : Recherche sur l'embryon : quelle protection des plus faibles

publié le 2 avr. 2013 à 01:42 par Contact AFC

L'Assemblée nationale se penchera demain, jeudi 28 mars 2013, sur une proposition de loi remplaçant le dispositif juridique actuel (loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011) d'interdiction de la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires par un régime « d'autorisation encadrée ».

 

Cette loi modifierait substantiellement la loi relative à la bioéthique en autorisant sous certaines conditions la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires.

 

Pour les Associations Familiales Catholiques (AFC), la dignité de la société tient en sa capacité à protéger les plus faibles. La recherche sur l’embryon met à mal ce principe. Toute recherche sur l'embryon fait de celui-ci un matériau de laboratoire et aboutit à sa destruction. L'embryon demande plus respect et de prudence puisqu'il s'agit d'un être humain au tout début de sa vie qu'il faut protéger.

 

Par ailleurs, « tout ovule humain doit, dès le stade de la fécondation, être considéré comme un embryon humain dès lors que cette fécondation est de nature à déclencher le processus de développement d'un être humain », comme le rappelait  un arrêt de la Cour européenne de justice, le 18 octobre 2011.

 

En conséquence, les moyens consacrés aux recherches sur l'embryon devraient être utilisés pour développer des recherches respectueuses et gardiennes d'une écologie de l'Homme soucieuse de l'intégrité des personnes quel que soit leur stade de développement (par exemple les recherches sur les cellules souches issues du sang de cordon répondent à cette exigence de respect tout en étant une voie scientifiquement prometteuse puisque déjà reconnue par un prix Nobel de médecine).

 

Enfin, toute modification de la loi en matière de bioéthique doit faire l’objet d’une concertation et d’un débat public, comme le prévoit la loi examinée demain (loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011), débat qui n’a pas eu lieu. Les AFC seront particulièrement vigilantes à ce que ce temps de réflexion et de discernement ne soit pas tronqué.
 

Contact presse

Aude Ducros

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