Loi de bioéthique : les chimères, jouets de savants fous

publié le 14 juin 2021, 06:47 par Contact AFC


Lundi 7 juin, alors que commence la nouvelle lecture de la loi de bioéthique à l'Assemblée nationale, les 577 députés français ont reçu un écrin contenant une médaille. Une médaille à deux faces, comme les deux visages radicalement différents que pourrait prendre notre société et plus profondément même notre humanité, selon l'issue de ce texte. 

 
L'avers porte la mention " Hommage aux protecteurs de humains " ; le revers : " Blâme aux producteurs de chimères ". Selon leur vote en 2e lecture, l'une ou l'autre apparaitra aux yeux du parlementaire. À chacun de choisir le visage qu'il veut donner à son vote en nouvelle lecture. 

 
Pascale Morinière, présidente des Associations Familiales Catholiques, alerte ainsi les députés :

" À l'heure où, pour la troisième fois, vous allez vous exprimer sur les articles du projet de loi relatif à la bioéthique, j'attire votre attention sur un point important qui a peu fait l'objet de débats au sein de l'hémicycle : l'autorisation des chimères animal-homme. Un choix qui risque de faire basculer l'humanité telle que nous la connaissons. 

Les expériences effectuées dans ce domaine en Chine, aux États-Unis ou même en France démontrent qu'il s'agit d'un rêve d'apprenti sorcier sans espoir thérapeutique.

Des risques existent :  les zoonoses, la migration des cellules humaines dans d'autres parties du corps de l'animal jusqu'à lui donner une apparence humaine voire une conscience humaine, la possibilité que ces cellules se différencient en gamètes dans l'embryon animal, ouvrant la voie à la fabrication d'embryons à partir de ces cellules chimériques. "


Ce projet de loi donne un cadre légal au très lucratif business de la procréation humaine. Les enjeux sont énormes pour améliorer la rentabilité de la chaine de production artificielle de l'humain. Dans ce processus de fabrication, la technique des chimères fait partie de l'indispensable volet " Recherche et développement".


Alors quel visage de l'être humain les députés souhaiteront-ils préserver ? Quelle vigilance et prudence éthiques sont-ils prêts à exercer sur l'ensemble des mesures que comporte ce projet de loi face aux sirènes de la technique et du marché ? Les députés provoqueront-ils un basculement anthropologique irrémédiable ou vont-ils choisir de préserver l'humain de toute mainmise technique et marchande ?


Ils peuvent encore faire pencher la balance en se plaçant du bon côté de l'histoire et choisir le visage qu'ils souhaiteront donner à leur vote. Les Associations Familiales Catholiques les invitent à la clairvoyance.

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