"Seine et Marne Rassemblée" Nathalie Beaulnes-Sereni et Denis Jullemier

Merci à Denis Jullemier de nous avoir envoyé ses réponses à notre questionnaire. Elles sont visibles en bas de page et téléchargeables ici.

Deux membres de l'AFC Melun ont pu rencontrer mardi 15 juin Denis Jullemier (LR), conseiller départemental sortant du canton de Melun, et vice président du conseil départemental en charge de l'habitat, du logement, du renouvellement urbain et de la politique de la ville. A ce titre il est président d'Habitat 77 qui loge environ 3% des habitants de Seine et Marne. Agé de 52 ans, marié et père de trois filles, il est chef d'entreprise dans le secteur agro-alimentaire et également président de l'association des entreprises agro-alimentaires d'Ile-de-France.

Ayant pu répondre à notre questionnaire avant l'interview, il a apporté des explications supplémentaires sur différents points. 

Concernant les aides aux familles monoparentales, il se dit prêt à envisager d'aider les femmes enceintes en difficulté, via des subventions pour l'association Tom Pouce, présente dans le département mais note que les précédentes tentatives n'avaient pas pu aboutir pour des raisons techniques, probablement liées au statut de l'association. La possibilité de permettre aux familles monosalaires de louer plus facilement un logement ne lui semble malheureusement pas être de son ressort.
Intéressé par la NaProTechnologie (restauration naturelle de la fertilité), il se dit prêt à favoriser cette démarche et si le financement direct de tout ou partie de la formation des médecins ne sera pas évident à mettre en place il suggère de s'appuyer sur le tissu associatif et les maisons de santé pour aider les médecins à se former à la NaProTechnologie et à s'installer en Seine et Marne. Les associations, maisons de santé et PMI peuvent également être sollicitées pour améliorer la visibilité de ces techniques de restauration naturelle de la fertilité et la mise en relation des couples demandeurs, des instructeurs et des médecins.

Il n'est pas sûr que le département ait son mot à dire dans la gestion des associations intervenant dans les collèges pour l'éducation à la vie affective. Pour aider les collégiens en difficulté, il souhaite mettre en place un soutien scolaire personnalisé en ligne pris en charge par le département. Il souhaite poursuivre la politique d'aides financières aux collèges privés pour favoriser le libre choix d'enseignement des parents.

Conscient des problématiques d'épuisement des aidants familiaux pour leurs proches dépendants, il se dit prêt à envisager des solutions de relais temporaire pour leur permettre de se reposer et ressourcer mais privilégierait l'intervention d'aidants extérieurs (pourquoi pas en faisant appel au service civique ou via des associations) plus facile à mettre en place qu'un accueil temporaire en foyer logement ou ehpad qui reste une possibilité. Il propose de créer des maisons départementales pour les aidants (accueil, conseil, soutien matériel et psychologique, …).

Il rappelle enfin que le département, via la CAF, vient largement en aide aux familles par des subventions aux crèches du canton et du département, parmi lesquelles on peut compter le multi-accueil AFC Les Petits Bergers.

Nous avons exprimé nos inquiétudes suite à la mise en place de quotas à Paris pour imposer une répartition égale d'enfants adoptés par des couples hétérosexuels, des couples homosexuels ou des femmes seules (1/3 pour chaque catégorie donc, indépendamment du nombre de demandes dans chaque catégorie!). Ainsi le bien de l'enfant, qui devrait privilégier son adoption par des foyers stables dans lesquels il pourra trouver une véritable altérité, n'est plus le facteur premier de décision de l'agrément, mais bien des pré-supposés idéologiques. A cette injustice s'ajoute celle faite aux couples hétérosexuels, les plus nombreux demandeurs qui auront proportionnellement moins de chances de pouvoir adopter que les couples homosexuels et femmes seules, beaucoup moins nombreux mais bénéficiant de 2/3 des quotas. S'il ne connait pas les conditions exactes d'attribution des agréments d'adoption, Denis Jullemier nous a rassuré sur sa position qui est qu'un enfant a droit à un père et un mère et nous a assuré que la majorité départementale, et donc ses collègues plus spécifiquement impliqués, ne s'inscrivait pas dans la projet de déconstruction de la famille dont font partie les mesures prises par la mairie de Paris.

Cette réponse venait tout naturellement à la suite de notre "question surprise" sur le projet de loi de bioéthique, sujet d'actualité s'il en est. Denis Jullemier, qualifié pour le second tour des élections législatives de 2017, nous a redit son opposition ferme à la notion de droit à l'enfant qu'instaure ce projet de loi, à la PMA pour toutes et à la GPA qui suivra. Il souhaite que la défense de la vie soit au cœur des préoccupations de la société.

Il est enfin très attaché à l'héritage chrétien de la France et aime à citer Jean-Paul II rappelant que la France est "fille ainée de l'Eglise".

Confiant pour cette élection, il est toutefois soucieux du manque de participation envisagée pour les deux tours, et incite chacun à aller voter. 




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